Trabassac un concentré de Cévennes

route de montagne à la sortie du hameau de Trabassac en Cévennes, entre arbres fruitiers en fleurs et vertes prairies

Découvrir les Cévennes en une ascension, voilà un défi, un raccourci réducteur, ou une utopie ? Inconsciemment pourtant, au cours de chaque escapade j’ai toujours recherché ce petit bout de carré magique, cette portion de route bucolique, ou ce valat reculé qui réunirait la plupart des caractéristiques propres au terrain cévenol.

Après tout on réduit bien les Maldives à une plage et un cocotier ; les cyclistes parviennent à faire un repas complet et équilibré avec un gâteau lyophilisé ; c’est dit il doit bien y avoir en Cévennes une petite route un peu plus pittoresque que les autres qui résume la région à elle seule !

C’est à la sortie du village de Pont Ravagers, dans la vallée Française que se trouve le départ de cette curiosité.
On quitte à regrets la D983 avant un pont, pour prendre légèrement sur sa droite, une toute petite route qui serpente d’abord en fond d’une vallée, puis qui vous hisse jusqu’à la D13, route de crête hésitant entre bassin atlantique et méditerranéen, reliant Barre des Cévennes à St Germain de Calberte.

Toits de schiste en Cévennes sur fond de valat ensoleilléPour une fois, je ne vais pas me livrer à la description en règle du parcours, il vous appartient de découvrir par vous même chacun des ingrédients qui composent ce plat de choix, ici encore c’est surtout affaire de sensibilité personnelle.
La variété géologique de cette vallée dissymétrique, associée à un couvert végétal en constante évolution tout au long de cette ascension de 14 km, sont les garants de dépaysement et de surprises.
Pour les amoureux des vieilles pierres, vous serez également servis tant en ouvrages d’art, qu’en hameaux fidèlement réhabilités dans les années soixante et dix, voire en ruines envahies par les bruyères.
Avec un peu de chance vous croiserez un troupeau de moutons, de chèvres, ou quelques chevaux dans les prairies les plus hautes.

Pour ce qui est de l’aspect du cyclisme, rassurez vous, la monotonie ne vous guette pas non plus : L’ascension débute doucement, vous aurez même droit à quelque répit descendant, une mise en bouche délicate. Mais sitôt passé l’inévitable petit pont de pierre qui enjambe le ruisseau, la pente va se durcir régulièrement pour atteindre les 13% et l’altitude de 1000 m, un plat de résistance réservé aux gros mangeurs de cols.

Une vallée cévenole avec ses cimes, arbres, mas en schisteArrivé à ce point d’inflexion de la pente, une pause s’impose pour déguster la gourmandise visuelle qui vous est offerte, avec comme cerise sur le gâteau, le MONT AIGOUAL se dressant à l’horizon.
Les derniers hectomètres seront avalés sans difficultés, pour atteindre le carrefour sur la D13, une intersection « toute particulière » vous attend, mais surprise !

Vous voilà arrivé (à satiété !), au sommet deux options s’offrent à vous, lors de notre dernière ascension, nous avions opté pour le PLAN DE FONTMORT vers la droite, puis la descente au dessus des gorges du Malzac, vers la gare de Cassagnas : Une autre vallée, un autre menu, magnifiques et si différents de ce que nous venions de traverser, versant atlantique oblige…

Décidément les Cévennes sont au cyclotourisme ce que le Gault-Millau est à la cuisine : Un très bon carnet d’adresses !

PS : Suivant les cartes utilisées, la route n’est pas clairement identifiée.
La route étant intégralement goudronnée depuis 2013, la surprise évoquée dans le texte n’est plus d’actualité.


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