Le domaine des trois vallées

 Moutonnement de sommets au Cap de Coste, sapins au premier plan

Superbe temps ce matin, mais un peu frais ! Une journée idéale s’annonce sur mon terrain de jeu préféré : Le domaine des trois vallées. Il est situé en plein cœur du massif, un peu comme la chambre de la reine dans la fourmilière, je jette un œil à la fenêtre, il n’y a pas de neige malgré l’automne qui s’est invité dans les cheminées.
Bon soyons clairs, ici le café n’est pas à 3.50€ ; il n’y a pas de boutique « chic » dans laquelle le prix d’un pull-over ferait vivre un smicard pour un mois.
Ici, point de barres en béton mal camouflées dans leur bardage d’épicéa pisseux, point de m’as-tu-vu en tenue sportwear dernier cri, lunettes « branchées » vissées sur le front. Vous ne verrez pas non plus de remontées mécaniques qui aspirent laborieusement vers les cimes une foule d’impatients.

C’est également dans un écrin de verdure qu’est inséré ce domaine, mais il est quelque peu différent : C’est une forêt épaisse et ensauvagée qui court aussi loin que le regard puisse porter sur ce moutonnement de sommets et de cols arrondis. Ici point de cimes vertigineuses enneigées ni de crêtes ciselées dans le granit qui déchirent le ciel, point de scalps en lanières infligés aux pentes de sapins pour le seul plaisir du touriste prodigue.

D’ailleurs, c’est un simple et authentique effort qu’on vient chercher, comme pour mieux communier avec dame nature. Les pistes ce sont des voies communales, des routes, des départementales, toutes silencieuses et endormies dans les brumes matinales ; bon faisons le tour de cette station particulière ouverte 365 jours par an :
De ces trois vallées parallèles comme les branches d’une fourchette, celle de l’Hérault est la plus méridionale, probablement la plus vivante aussi.
C’est une piste bleue, qu’on emprunte dès la sortie du gîte matériel en mains, elle s’appelle D989, elle passe devant tant de destinations que je ne peux les compter. Citons le Serre de la Lusette, les Valats du Rieutord et du Récodier, puis quelques autres bosses limitrophes. Nous voilà en présence d’un panel de pentes qui satisferont le plus grand nombre pour un premier contact.
Environs de l'Aigoual sous la neige

La plus septentrionale, c’est la vallée Française plus complexe dans sa géométrie, avec ses ramifications Calbertoises ou Lansusclaises. En bordure du domaine la vallée du Galeizon, la partie Ouest de la Corniche des Cévennes, ou LE COL D’UGLAS vous attendent, à moins que vous ayez un faible pour la rafraîchissante vallée du Tarnon située dans le prolongement du COL DE PERJURET ; ne vous en privez pas c’est compris dans le forfait ! J’insiste tout de même sur les pistes centrales qui remontent vers Le Pompidou ou St Germain de Calberte, toutes vertes, bien évidemment !
Mais le fin du fin, c’est l’espace « Camisards », décrit par ailleurs, un champ de bosses qui épuisera les plus entrainés.

Et puis au milieu, il y a la vallée Borgne, mais c’est bien plus que l’habituelle piste rouge, interminable liaison étroite sinueuse et bondée qu’on emprunte à contrecœur entre deux champs de poudreuse. Malgré son nom c’est d’abord un plaisir visuel, et puis on peut y flâner à loisir avec les petits tant la pente y est douce et sécurisante. Avec deux voies sur le même versant le COL DU PAS et le COL DE L’ASCLIER jouent les half-pipe naturels, ajoutons les liaisons avec les vallées voisines plutôt raides qui raviront les plus sportifs et le val d’émeraude via le COL DU MERCOU, zone débutants par excellence ! On peut évidemment pratiquer une sortie basket, à la découverte du patrimoine et de la faune locale, histoire de s’aménager une journée récupération en milieu de séjour !
Enfin il y a la Corniche des Cévennes, route mythique, chargée d’histoire, vous y passerez forcément.

La station météorologique de l'Aigoual enneigée
Ah j’oubliais L’AIGOUAL, Il est là au milieu, à la croisée des chemins, un peu comme le sempiternel restaurant d’altitude qui trône à un carrefour du domaine. Phénomène lié à l’altitude justement ? En tout cas, cet agglutinement de voitures au parking, l’agitation de la foule bariolée, cet incessant ballet de promeneurs entre véhicules et table d’orientation, ne sont pas sans me rappeler ce type d’établissement aux alentours de 13H00…
Je vous suggère tout de même d’emporter votre musette, car aux dernières nouvelles, la station ne fournit que quelques bulletins météo, des cartes postales et autres souvenirs pour touristes, un peu juste en cas d’hypoglycémie !

Enfin il y a l’après vélo : Ça peut être thalasso naturelle dans un des bras du Gardon, ou la rencontre d’un berger avec son troupeau de brebis au détour d’une draille. Retour au bercail, dans l’un des petits villages authentiques, ou quelque hameau isolé, pour un repos bien mérité, ici pas de chalets cossus qui tapissent la vallée à l’infini comme les confettis la place du village un soir de 14 juillet. (Les savoyards sont quand même « vaches » avec leurs Tarine.) Pour manger local ce sera charcuteries, l’incontournable pélardon puis une sartan de châtaignes grillées au coin du feu avec un petit verre de cartagène, faut bien des sucres lents !

Au fait vous connaissez Prat Peyrot ? C’est la station de ski familiale de l’Aigoual, mais si vous aimez vraiment la glisse préférez la Savoie, chaque montagne a son « domaine » de prédilection, on connait celui des Cévennes !

PS: Le « Plan des pistes »* de l’ensemble des domaines cyclables des Cévennes, tous reliés entre eux s’il vous plait, est mis gracieusement à votre disposition, passez un agréable séjour !

*Ne pas jeter sur la voie publique.
Le code de la route est applicable sur l’ensemble du réseau routier.
La direction décline toute responsabilité en cas d’accident.
Remerciements à Rémi pour les magnifiques supports photographiques de l’Aigoual enneigé.


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