Balade en sol mineur

Col de TRELIS: N° d’ordre: 98  - Altitude: 415 m – Nombre d’ascensions: 2
Col du MAZEL: N° d’ordre: 99   – Altitude: 415 m – Nombre d’ascensions: 2
Col des BROUSSES: N° d’ordre: 104  - Altitude: 354 m – Nombre d’ascensions: 2
Col du GRAND CHÂTAIGNIER: N° d’ordre: 110 – Altitude: 315 m – Nombre d’ascensions: 2
Col de PIGERE: N° d’ordre: 111 – Altitude: 313 m – Nombre d’ascensions: 2
Col de la MATTE: N° d’ordre: 112 – Altitude: 311 m – Nombre d’ascensions: 1

en haut d'un col sur une route en Cévennes

Non, ce n’est pas un morceau de musique que je vous propose de découvrir ! Je vous invite plutôt à une entrée en fanfare à l’Est de nos Cévennes, par les premiers plissements géologiques dignes de ce nom, ceux qui font face à la vaste plaine qui court de Salindres à Barjac. Certes ce sont des sommets encore modestes, mais les sensations émergent lorsqu’on les avale sur notre monture de carbone préférée. Ce secteur est incontestablement marqué par son épopée industrielle avec son cortège de vestiges miniers et de citées ouvrières. Mais c’est la présence des pins maritimes, plantés en masse pour le boisage des galeries des mines, qui trahissent cette ancienne activité.

Parcourons du Nord au Sud la poignée d’obstacles ( ils sont bien cinq) qui se dressent sur notre passage :

  • Notre premier rendez vous débute dans les faubourgs de Saint Paul le Jeune sur une petite route départementale qui prend la direction de Bane, superbe village fortifié d’Ardèche . La route monte sagement sous une pinède, bordée par quelques maisons récentes. Une intersection sur la gauche qui monte plus radicalement est la direction à prendre pour atteindre le Col du MAZEL distant d’environ 3 km. Un tout nouveau panneau mis en place sous la pression amicale des organisateurs de l’Ardéchoise trône au lieu dit. L’autre versant démarre depuis l’intersection sur la D310. Moins d’un kilomètre bien raide d’effort suffit pour se hisser en haut de l’obstacle.
    Notons que la route qui passe par le col ne dessert que quelques hameaux, des voies plus directes et moins pentues à proximité, font de ce col un obstacle peu utilisé.
  • L’ascension du le Col de PIGERE depuis Revêty est l’occasion de remonter la rivière Gagnière puis le ruisseau du Doulovy (Merci IGN). L’arrivée au col, après 13.5 km de montée se situe au niveau du carrefour du col du MAZEL sur la D310. L’autre versant plus facile démarre du superbe village fortifié de Bane pour un peu plus de 5 km de distance. Ici encore un panneau récent permet de situer précisément l’obstacle et d’immortaliser son « exploit »
  • en haut d'un col sur une route en Cévennes

  • Le Col de la MATTE est lui aussi assez peu connu, car non identifié sur le terrain, mais vous l’avez sûrement déjà emprunté: Bessèges gros bourg minier en est le point de départ. On suit la rue principale qui monte sur la rive gauche de la Cèze, pour prendre la direction Bordezac, Aujac, et Villefort. L’ascension de Côte de Long, un hameau de maisons alignées en bord de route est finalement la principale difficulté de l’ascension. Dans un virage en épingle il s’agira d’aller tout droit sur cette petite route secondaire. Décor de pinèdes à nouveau, la parfaite acclimatation du conifère au terrain cévenol le rend envahissant. Une petite difficulté longue d’environ 3 km.
  • Le Col du GRAND CHÂTAIGNIER est probablement le plus facile de tous, son ascension débute au sud de Saint Paul le Jeune, au niveau du carrefour D904/D351. On laisse la large route aux voitures, pour s’engouffrer sur une petite route comme on les aime. Une belle rampe pour débuter, puis la pente se tasse, on estime la position du col à environ 1 km du départ, dans un grand virage. L’autre versant nous mène vers la D304 dans les faubourgs de Gagnières, finalement le coté le plus difficile ponctué de deux belles épingles.
  • en haut d'un col sur une route en Cévennes

  • Le Col de TRELIS est incontestablement le plus sérieux des candidats de notre panel, il sert régulièrement d’épreuve de vérité lors de la course de « L’ Étoile de Bessèges », cette belle course hivernale qui ouvre véritablement le bal de la saison pro. Ce col offre un passage entre les vallées de la Cèze au nord et de l’Auzonnet au sud. 9km séparent le pont sur la Cèze à Revêty du carrefour D162/D59 à la sortie du Martinet dans la vallée de l’Auzonnet. Le versant Nord me semble le plus difficile, car la montée se concentre sur les deux derniers kilomètres. On suit d’abord le fond de vallée avant de se hisser en quelques virages douloureux vers le sommet.
  • Le Col des BROUSSES, est voisin du précédent, de plus les points de départ et d’arrivée sont situés dans les mêmes vallées. Une distance de 8 km sépare le pont de Gammal sur la Cèze au carrefour D130/D59 situé au cœur de St Florent sur Auzonnet. Le versant Nord est encore une fois le plus dur, notamment après le passage du hameau des Brousses dans un large virage. Ce sont les Châtaigniers puis les chênes verts qui bordent la route, mais les pins maritimes sont omniprésents…
    L’autre versant monte véritablement à hauteur du cimetière, pour le cycliste, le repos est donc pour plus tard environ un kilomètre plus loin.

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