La Cham des Bondons

 L' église de Bédouès

La Cham des Bondons fait partie de la poignée de ces sites emblématiques des Cévennes à l’instar du Cirque de Navacelles, de la cascade sur la Vis à Saint Laurent le Minier, du viaduc de Chamborigaud ou du château de Portes qui figurent régulièrement sur les plaquettes touristiques ou les cartes postales. Vous connaissez sûrement ce plateau calcaire (Cham, Cam, ou encore can) implanté dans la partie ouest du Mont Lozère en prolongement du Causse de Sauveterre reliés entre eux par ce pont naturel qu’est le COL DE MONTMIRAT.

La Cham est hérissée de trois curiosités géologiques* qui ont fait sa réputation : Le truc de Miret, le truc des Bondons et l’eschino d’aze.
L’autre particularité du site est sa forte concentration en mégalithes érigés environ 3000 ans av J.C par les premiers cévenols du néolithique**. Une balade autour des menhirs est d’ailleurs proposée par le PNC. Pour en savoir plus, je vous propose les liens appropriés en bas de page.
Enfin, et c’est finalement ce qui nous intéresse en premier lieu, l’accès au sommet se gagne par une belle ascension dont le hameau des Bondons constitue l’étape intermédiaire. Je vous propose donc une description détaillée de cette montée acidulée dont la difficulté est à la hauteur de l’intérêt touristique qu’elle présente :

Vue panoramique lors de l'arrêt à la dernière épingle

Idéalement une mise en jambes depuis Florac s’impose, préférez la traversée de cette charmante sous préfecture au trafic de la N106 que vous devrez prendre à la sortie ouest de la ville. Cet échauffement se poursuit en prenant à droite la D998 en direction du Pont de Montvert. La route, plus plaisante, propose les premières difficultés avant d’arriver au typique village de Bédouès. Notez la belle église érigée à la demande du pape Urbain V, natif de Grizac, qui s’est souvenu de son pays natal !
A peine un kilomètre plus loin et après avoir sauté le Tarn, tournez à gauche direction Les Bondons, juste avant l’entrée dans Cocurès ; l’ascension débute véritablement depuis ce carrefour entre la D998 et la D135.

La route serpente en fond de vallée, sous les ombrages des frênes et autres châtaigniers, elle remonte ainsi avec une pente autour de 3% le cours du Briançon, dont le nom fait immanquablement penser aux hautes Alpes. Passé le pont sur le ruisseau, au troisième kilomètre, la pente se redresse pour atteindre une moyenne de 5%, rien de bien méchant pour le moment…
Les deux Puechs et l'eschino d'azeInsensiblement le paysage s’ouvre, la vue se dégage, et les pourcentages s’accroissent…On attaque une paire de virages serrés peu avant le cinquième kilomètre avec des rampes supérieures à 10%. La montée toujours irrégulière alterne replats relatifs et raidillons assassins.

Peu après le huitième kilomètre c’est le carrefour des Bondons, il ne reste plus que les deux derniers et plus durs jalons de notre ascension. Dans un paysage de prairies ouvert on s’enfonce au fond d’un repli dont on s’extirpe par un large virage, pour regagner l’ultime épingle de l’ascension située sur la ligne de crête de la montagne. Effectuez, comme moi, un arrêt photos à cet endroit qui offre une vue sublime sur le Causse Méjean, le signal du Bougès, la Vallée du Tarn et le village des Bondons en contrebas, avec une toile de fond constituée de l’Aigoual, du Fageas reconnaissable entre mille, et bien d’autres sommets.
Un alignement de trois menhirsDernière ligne droite, et quelle ligne droite à 12% parfois plus ! Les deux puechs (Rebaptisés Truc) sont bien là, l’eschino d’aze (échine d’âne en vieux français) aussi. Il me vient soudainement en tête une explication toute personnelle à son appellation, moi qui vient de m’échiner têtu comme une bourrique afin de vous faire partager mes découvertes. Ne me remerciez pas, le plaisir était pour moi !

En conclusion une belle montée de 11 km pour 620 m de dénivelé, qui démontre que le passage d’un col n’est pas indispensable pour satisfaire nos pupilles et combler notre goût de l’effort.

Pour la découverte des mégalithes, il faudra se rendre après l’intersection entre la D35 et la D135 et abandonner son vélo, pour une promenade de deux heures environ idéale pour jouer à cache-cache derrière les pierres plantées !

*Page du site du PNC traitant des Puechs des Bondons
** Page wikipedia sur la Cham des Bondons


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