Le col de Jalcreste

N° d’ordre (sur cartes et tableaux site): 52 – Altitude: 832 m – Nombre d’ascensions: 4

 vue depuis la Pierre plantée

Si on devait décerner le prix de la plus grande injustice dans cette rubrique des cols oubliés, la palme reviendrait sûrement au col de Jalcreste. J’affirme sans risque de me tromper, qu’il s’agit du col le plus connu des automobilistes. J’ai une petite part de responsabilité, car dans ces pages, j’ai toujours invité le cyclotouriste à éviter la liaison directe Alès-Florac, du moins jusqu’au dessus de La grand Combe, certes au prix de longs détours parfois coûteux en énergie musculaire. Les raisons sont simples, il s’agit de la principale desserte du département de la Lozère depuis le Gard, elle est donc abondamment empruntée par les voitures et surtout les camions ce qui la rend dangereuse et désagréable. De plus, le décor n’est pas top avec ce chapelet de villages dortoirs, vestiges de l’épopée minière, qui s’égrènent depuis Alès jusqu’aux environs de la Levade. Vous l’aurez compris, ne découvrez pas les Cévennes par cette vallée, sinon vous allez me prendre pour un affabulateur.
Pourtant ce col situé sur la ligne de partage des eaux, qui permet de passer de la vallée Longue (Gardon d’Alès) à la vallée de la Mimente ne manque pas d’intérêt même sur cette route, et puis il y a d’autres ascensions autrement plus sympathiques, découvrons en détail ce col mythique que vous avez déjà sûrement emprunté en voiture :

    Vallée de la Mimente

  • L’ascension principale, puisqu’il faut bien l’appeler ainsi, n’a rien de réjouissant sur les 11 premiers kilomètres depuis la sortie d’Alès, d’autant que l’on gagne à peine 100 m d’altitude on ne s’y attardera donc pas. Ensuite la pente de la route s’accroît graduellement pour finir à près de 7% sur un revêtement impeccable. L’urbanisation se transforme passant des cités ouvrières au départ, à un habitat pavillonnaire, puis à un paysage typiquement cévenol. De ce fond de vallée dont on s’extirpe au bout de 40 km, on est invité à de multiples détours soit pour atteindre la route des crêtes vers le Nord, soit la vallée Française ou celle du Galeizon vers le Sud. Il y a également de nombreux cols à collectionner dans ce périmètre réduit.
  • L’ascension qui débute à Cendras en passant par le COL DE PENDEDIS est l’alternative naturelle, elle est décrite dans la page dédiée à ce col.Vallée Calbertoise Passé ce col, il ne reste que 7 km dont les 3 premiers sont les plus durs. lors du passage au hameau des Ayres, profitez de l’aire pique-nique sous les châtaigniers séculaires avant de poursuivre la route. La montée s’assagit ensuite, pour devenir même de la descente avant de finir le dernier kilomètre dans l’effort. la route surplombe la vallée longue en fin de parcours et permet d’identifier la route décrite ci dessus. Le profil de l’ascension du col de Jalcreste passant par le Pendedis est proposé en bas de page, soit 36 km de montée quasi ininterrompue !
  • Puisqu’on est dans la réhabilitation d’un col, je vous propose ce qui me semble être le plus beau trajet pour atteindre notre but. Départ en vallée Française depuis St Etienne, traversez le village et allez jusqu’à St Germain de Calberte, comme pour effectuer l’ascension du PLAN DE FONTMORT. Arrivé au carrefour 1 km avant St Germain de Calberte, poursuivez tout droit puis traversez ce typique village. Ensuite la route monte de façon très irrégulière entre les chênes verts et les châtaigniers. Quelques virages offrent une perspective intéressante sur la vallée et le château de St Germain bâti sur un éperon rocheux. Il s’agit ensuite de traverser le hameau de St André de Lancize, puis de se rendre au COL DE LA CROIX DE BOUREL situé à un carrefour. De là on rejoint l’itinéraire décrit ci dessus.
  • Pour finir notre revue de détail,Petite route le versant Nord-Ouest au départ de Florac constitue bel et bien une ascension de ce col. Cette montée longue de 21 km n’est pas difficile car la pente y est faible, sauf peut être sur les deux derniers km. L’ascension est particulièrement irrégulière alternant montées et petites descentes de récupération. Ce qui frappe c’est le couvert végétal qui nous rappelle immanquablement que l’on se trouve côté Atlantique. Sur ce versant, cette grande artère qui lézarde la Cévenne est également irriguée de magnifiques petites routes secondaires sources d’un enchantement visuel absolu.

En conclusion, voilà cet oubli coupable enfin réparé, pour un obstacle que vous emprunterez inévitablement au moins en partie, tant les abords sont dignes d’intérêt, truffés de cols et de routes pittoresques !


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